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eIDAS : règlement pour une confiance numérique à l’échelle européenne
Tout d’abord, l’acronyme eIDAS fait référence aux services électroniques d’identification, d’authentification et de confiance (Electronic Identification, Authentication and Trust Services) Le règlement eIDAS, en vigueur depuis juillet 2016, a pour rôle de définir un cadre clair afin d’harmoniser, fluidifier et sécuriser les échanges électroniques entre les pays européens, soit les 27 États membres de l’Union Européenne. Il définit un cadre juridique autour de l’utilisation de l’identification et des services de confiance électroniques entre les citoyens, les entreprises et les administrations publiques. L’objectif principal étant de faciliter l’identification électronique au sein du territoire et de lutter contre la cybercriminalité (aujourd’hui, identifié comme l’un des enjeux majeurs au niveau mondial). Concrètement, les échanges électroniques englobent 3 grandes catégories :- L’identification électronique à savoir permettre d’attribuer une identité unique et vérifiée à une personne physique ou morale.
- L’authentification électronique, c’est-à-dire permettre une authentification rapide et garantie de l’identité d’une personne physique comme morale.
- Les services de confiance, qui permettent de protéger et fiabiliser l’ensemble des transactions en ligne, tels que :
- la signature électronique
- La validation et la conservation des signatures électroniques
- Les cachets électroniques (équivalent d’un tampon d’entreprise),
- L’horodatage électronique (qui permet de prouver l’existence d’une donnée à une date antérieure à l’horodatage)
- Création de certificats électroniques pour les signatures, les cachets électroniques et l’authentification de sites Web
- Service d’envoi recommandé électronique afin de sécuriser l’envoi de données via internet et de prouver leur envoi ainsi que la réception par le destinataire.
Cadre du règlement
Ce règlement s’applique à toute L’Union Européenne. L’ambition étant de permettre aux entreprises d’identifier aisément les prestataires de service dits de confiance afin de collaborer efficacement grâce à des listes de prestataires de confiance européen labellisés. Ainsi, les différentes solutions proposées par des tiers de confiance (et certifiées eIDAS) sont reconnues et utilisables dans l’ensemble de l’Union Européenne ! Mais également, de faciliter et favoriser l’interopérabilité des différents services au sein de toute l’Union Européenne. Il permet aussi de disposer de différentes listes de prestataires de confiance européens avec lesquels collaborer en toute sécurité. Enfin, cela permet également de bénéficier d’un cadre de certification commun mais aussi de différents services au sein de l’Europe (pour identifier les citoyens, commercer ou encore accéder à un certain nombres de services). Plus globalement, cela permet de disposer d’un espace numérique européen plus sécurisé pour les entreprises comme les citoyens européens.L’ANSSI, garante pour la France
En France, l’organe de contrôle qui vérifie la mise en place de ce règlement est l’ANSSI. L’acronyme ANSSI signifie Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’informations. Créée en 2019, c’est l’entité française nationale de lutte contre la cybercriminalité. Son rôle consiste à identifier les risques cyber, à informer mais également à lutter contre ces derniers. L’agence est sous l’autorité du premier ministre français directement. Pour ce faire, elle a plusieurs missions parmi lesquelles :- Connaître les risques cyber au niveau mondial et créer des méthodes pour se défendre à l’échelle française,
- Protéger les systèmes d’informations français contre les risques d’attaques,
- Diffuser des recommandations pour se protéger efficacement contre les attaques cyber,
- Développer une politique publique,
- Contribuer à la création d’un écosystème de prestataire de produits et services de confiance.